Voilà plus d'un mois que je n'ai rien écrit. La raison en est simple: la reprise de bon nombre d'activités personnelles comme la boxe ou les cours à l'IUFM m'a
gardé en dehors de la nécessité d'écrire en m'occupant l'esprit. Or, un conjonction de facteurs m'amènent aujourd'hui à rédiger un billet qui me tenait à cœur depuis bien longtemps: mon amère
rancune contre une religion pleine de fausses promesses, forte d'une histoire sanglante, et fermée à toute évolution. J'emprunterai à Steven BERNAS l'expression « d'archaïsme » pour la
qualifier, spécialement la religion catholique, dont le plus beau spécimen de ratage intellectuel et moral est représenté par une personne qui me tenais jadis à cœur, et dont les mensonges
égoïstes s'avèrent ici de parfaites illustrations pour les propos que je tiendrai dans ce billet.
La plupart des gens lisant ce blog connaissent mes sentiments vis-à-vis des religions. J'ai toujours été quelqu'un d'assez tolérant, laissant libre cours aux
pensées de chacun, et n'empiétant que peu sur le domaine de la foi d'autrui par respect, et ce, malgré mon intime conviction de la futilité de telles croyances. Cependant, j'ai été, au cours des
dernières années, amené à baigné dans une atmosphère religieuse pleine de promesses et de valeurs qui n'étaient pas sans me déplaire. De cette religion, représentée par une cellule familiale
catholique et assez pratiquante, j'ai pu en expérimenter quelques aspects: la morale, l'entraide, le respect, etc. Chaque pratiquant semblant s'ériger en modèle de vertu, dans le respect d'un
certain dogme, d'une ligne de conduite, et d'un cadre de vie finalement très beau et très respectable.
Une magnifique histoire, une brillante leçon de morale pour un non-croyant tel que moi. Mais cette leçon je ne la tire pas finalement des enseignements de la bible
et des textes sacrés, mais bien de la nature humaine, ma propre nature, ma faiblesse. Mon erreur, a été de me laisser emporter dans cette mascarade grotesque, cette parodie de vie jugulée et
parfaite: car ce qui est certain, c'est que la nature humaine est bien trop volatile et égoïste pour pouvoir s'en tenir à de tels préceptes moraux. J'ai précédemment cité Steven BERNAS, je
reviens donc à lui et à son ouvrage « les archaïsmes violents et l'image » avec la citation suivante qui m'a très fortement marqué:
« Endosser toutes les fautes de l'humanité est le rôle d'origine de l'humanité, ce en quoi Jésus est un bouc émissaire puisqu'il porte également les fautes
des pêcheurs. Faire porter le fardeau moral sur la tête d'un autre est l'acte le plus lâche de l'espèce humaine qui ne veut ni ne sait faire face à ses responsabilités... et à ses propres
fautes » (p.24, l'Harmattan, 2006, Paris)
Et effectivement, j'ai pu alors remarquer, à quel point certaines religions, et particulièrement le christianisme catholique, pouvaient être lâches. Montrant du
doigt les autres, ceux qui ne croient pas, et se cachant derrières leurs croyances mystiques improbables. Dans un monde actuel où l'homme laisse libre court à ses instincts les plus vils pour
s'enrichir sur le dos des autres, faire peser le salut de l'humanité sur le dos d'un être intangible est une belle source de lâcheté. Comment peut-on ainsi se détourner de la réalité et penser
que l'on a rien à voir avec les horreurs du monde simplement parce que l'on suit la voie d'un quelconque être supérieur ? C'est fermer les yeux, prier, et attendre un soi-disant jugement
favorable à partir d'un dogme établit par... d'autres hommes. Des hommes qui, je ne vous ferais pas l'affront de vous en énumérer les exactions, n'ont parsemé l'histoire que de freins au savoir
et d'horreurs perpétrés au nom de la justesse de leur croyance et de leur morale. La religion, c'est finalement gouverner les esprits par le mensonge, par de vaines promesses d'un avenir radieux
dans l'au delà. C'est fermer ses yeux sur la réalité sordide d'une vie laissée en friche en espérant que « le futur sera meilleur demain » comme dirait le politicien
républicain américain James Danforth Quayle.
Mais pire que tout, et cette fois que je généraliserais pas mes propos mais me baserai sur ma brève expérience et sur certains propos qui m'ont été tenus. Lorsque,
pendant plus de deux ans, une certaine personne m'a tenu un discours continu sur le respect d'autrui, sur l'importance de la foi, sur le salut de l'âme et sur l'intégrité morale des suivants de
sa « secte », je ne peux que constater avec quelle hypocrisie et facilité, alors que nos contacts s'interrompaient brusquement, elle fut capable de renier ses croyances. « il n'y a
pas de dieu ». Comme si, après toutes ces années, la ligne de conduite et les limitations imposées par toute une éducation devenaient tellement difficiles à supporter moralement que la
négation de ses propres actions et l'abandon de ses propres valeurs permettrait au final, de justifier ses actions sans plus avoir de compte à rendre. Encore une preuve de grande lâcheté, et
surtout, de superficialité.
C'est alors que j'ai comprit mon erreur. D'avoir pu croire que des gens partageant des soi disant valeurs communes centrées sur leur religion pourraient représenter
une force pour les hommes de demain. Ceux qui auront inévitablement à affronter les erreurs de leurs ainés. Je crains de m'être trompé, et de ne voir finalement chez ces gens là, qu'une
réminiscence moribonde d'un passé archaïque, privé des structures qui pouvaient, jadis conduire les hommes et les femmes tout au long de leur vie sur la route d'un bonheur factice. Aujourd'hui,
la religion n'est qu'un frein au réel développement moral et une source d'hypocrisie et d'aveuglement égoïste purement humain et détestable.
« God is love » dirent les Cylons tout en exterminant le genre humain. (in « Battlestar Galactica »)
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