Bienvenue dans la tour noire

La tour du sorcier

Bienvenue dans ce haut lieu de la complaisance malsaine. Les pensées évoquées ici le sont pour tenter de faire le point dans la tête d'un pauvre gars paumé, largué, et victime d'un affreux maléfice: la trahison perverse et malsaine d'un rebut de l'humanité au nom d'agrume.

Ce blog est volontairement sombre dans le sens où il contient les pensées noires qui s'échappent de mon esprit, et qui donnent naissance à mon alter ego ténébreux: le sorcier Illhundil Mortebrume. Nourri au déséspoir, dictateur macabre, Illhundil est tout ce qu'il y a de mauvais en moi. Gardez donc à l'esprit que les propos tenus sont très souvent corrosifs, histoire d'éviter la profusion de commentaires offusqués...

 En ce sens, ce blog a clairement pour moi un objectif thérapeutique, c'est à dire de faire le point dans ma tête, de mettre de l'ordre dans mes pensées, et d'évacuer le trop plein de hargne et de rancoeur relatif, essentiellement, à l'expression des bassesses de l'humanité, et plus particulièrement des coups de poignards de gens proches et jusque là respectés (à tord). Dans cette optique et parce que tout les opinions sont intéressants, les commentaires sont les bienvenus, mais la modération est activée afin de pouvoir réfléchir sur les propos tenus, et de valider en âme et conscience leur pertinence.

Bonne lecture.

Lundi 9 novembre 2009

 

J'ai toujours aimé les thèmes musicaux orientaux... les couleurs chaleureuses que j'imagine danser devant mes yeux, les volutes de tissus exotiques d'un marché ensoleillé, les arômes lointains et envoûtants, le sable, les dunes, et le soleil brûlant chaque petite parcelle de ma pauvre peau. Une mythique histoire, entre volonté divine et providence guerrière se mêlerait à mon imagination, comme si une guerre sainte était au final, la plus belle des histoires pour l'esprit du fou que je suis.


Lorsque j'écoute, j'entends des lamentations - l'errance des esprits sur un chemin peut-être trop dur à arpenter ? - , un ode cherchant l'espoir sans réellement le trouver. Lorsque les musiques de « Delerium » m'emmenaient sur le chemin d'un drôle de rêve, je me laissait bercer. Lorsque Loreena Mc Kennitt entonnait de magnifiques titres comme « Marco Polo », je fermait les yeux et m'imaginait au milieu de ce tourbillon d'émotions étranges et disparates... mais s'il y a toujours eu une sensation qui transcendait les autres, c'était, la plupart de temps l'envie de m'échapper... mais de quoi ? Comme si cette envie de fuir, comme si la musique cachait un terrible secret, une horrible menace, tapie derrière ces magnifiques notes, attendant au détour d'un mur, d'une dune, portée par une brise obscure... Un piège dans le lequel je me ferait inévitablement emporter.


Et pourtant je continue d'écouter, je me repasse ma damnation et regarde le plafond, le ciel, avant de fermer les yeux... courir, toujours courir. Quelle signification y a t-il derrière ces étranges sentiments ? Quelque chose que je ne maîtrise absolument pas, quelque chose de mystérieux, peut être aux confins de mon âme. Peut-être en apprendrais-je plus sur moi même si je parvenais à décortiquer et à identifier mes réelles motivations, mes peurs, mes envies, mes passions... Peut être que cette fuite est celle de mon esprit vers un lieu plus propice à son repos, loin de ses démons. Alors et si ralentissais ma course, me retournais, me tenais là, debout, fort, bandant les muscles, en garde, prêt à encaisser cet énorme nuage noir grondant, que ce passerait-il ?

Par Illhundil - Publié dans : Pensées diverses
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 4 novembre 2009
 

Voilà plus d'un mois que je n'ai rien écrit. La raison en est simple: la reprise de bon nombre d'activités personnelles comme la boxe ou les cours à l'IUFM m'a gardé en dehors de la nécessité d'écrire en m'occupant l'esprit. Or, un conjonction de facteurs m'amènent aujourd'hui à rédiger un billet qui me tenait à cœur depuis bien longtemps: mon amère rancune contre une religion pleine de fausses promesses, forte d'une histoire sanglante, et fermée à toute évolution. J'emprunterai à Steven BERNAS l'expression « d'archaïsme » pour la qualifier, spécialement la religion catholique, dont le plus beau spécimen de ratage intellectuel et moral est représenté par une personne qui me tenais jadis à cœur, et dont les mensonges égoïstes s'avèrent ici de parfaites illustrations pour les propos que je tiendrai dans ce billet.

 

La plupart des gens lisant ce blog connaissent mes sentiments vis-à-vis des religions. J'ai toujours été quelqu'un d'assez tolérant, laissant libre cours aux pensées de chacun, et n'empiétant que peu sur le domaine de la foi d'autrui par respect, et ce, malgré mon intime conviction de la futilité de telles croyances. Cependant, j'ai été, au cours des dernières années, amené à baigné dans une atmosphère religieuse pleine de promesses et de valeurs qui n'étaient pas sans me déplaire. De cette religion, représentée par une cellule familiale catholique et assez pratiquante, j'ai pu en expérimenter quelques aspects: la morale, l'entraide, le respect, etc. Chaque pratiquant semblant s'ériger en modèle de vertu, dans le respect d'un certain dogme, d'une ligne de conduite, et d'un cadre de vie finalement très beau et très respectable.

 

Une magnifique histoire, une brillante leçon de morale pour un non-croyant tel que moi. Mais cette leçon je ne la tire pas finalement des enseignements de la bible et des textes sacrés, mais bien de la nature humaine, ma propre nature, ma faiblesse. Mon erreur, a été de me laisser emporter dans cette mascarade grotesque, cette parodie de vie jugulée et parfaite: car ce qui est certain, c'est que la nature humaine est bien trop volatile et égoïste pour pouvoir s'en tenir à de tels préceptes moraux. J'ai précédemment cité Steven BERNAS, je reviens donc à lui et à son ouvrage « les archaïsmes violents et l'image » avec la citation suivante qui m'a très fortement marqué:

 

« Endosser toutes les fautes de l'humanité est le rôle d'origine de l'humanité, ce en quoi Jésus est un bouc émissaire puisqu'il porte également les fautes des pêcheurs. Faire porter le fardeau moral sur la tête d'un autre est l'acte le plus lâche de l'espèce humaine qui ne veut ni ne sait faire face à ses responsabilités... et à ses propres fautes » (p.24, l'Harmattan, 2006, Paris)

 

Et effectivement, j'ai pu alors remarquer, à quel point certaines religions, et particulièrement le christianisme catholique, pouvaient être lâches. Montrant du doigt les autres, ceux qui ne croient pas, et se cachant derrières leurs croyances mystiques improbables. Dans un monde actuel où l'homme laisse libre court à ses instincts les plus vils pour s'enrichir sur le dos des autres, faire peser le salut de l'humanité sur le dos d'un être intangible est une belle source de lâcheté. Comment peut-on ainsi se détourner de la réalité et penser que l'on a rien à voir avec les horreurs du monde simplement parce que l'on suit la voie d'un quelconque être supérieur ? C'est fermer les yeux, prier, et attendre un soi-disant jugement favorable à partir d'un dogme établit par... d'autres hommes. Des hommes qui, je ne vous ferais pas l'affront de vous en énumérer les exactions, n'ont parsemé l'histoire que de freins au savoir et d'horreurs perpétrés au nom de la justesse de leur croyance et de leur morale. La religion, c'est finalement gouverner les esprits par le mensonge, par de vaines promesses d'un avenir radieux dans l'au delà. C'est fermer ses yeux sur la réalité sordide d'une vie laissée en friche en espérant que « le futur sera meilleur demain » comme dirait le politicien républicain américain James Danforth Quayle.

 

Mais pire que tout, et cette fois que je généraliserais pas mes propos mais me baserai sur ma brève expérience et sur certains propos qui m'ont été tenus. Lorsque, pendant plus de deux ans, une certaine personne m'a tenu un discours continu sur le respect d'autrui, sur l'importance de la foi, sur le salut de l'âme et sur l'intégrité morale des suivants de sa « secte », je ne peux que constater avec quelle hypocrisie et facilité, alors que nos contacts s'interrompaient brusquement, elle fut capable de renier ses croyances. « il n'y a pas de dieu ». Comme si, après toutes ces années, la ligne de conduite et les limitations imposées par toute une éducation devenaient tellement difficiles à supporter moralement que la négation de ses propres actions et l'abandon de ses propres valeurs permettrait au final, de justifier ses actions sans plus avoir de compte à rendre. Encore une preuve de grande lâcheté, et surtout, de superficialité.

 

C'est alors que j'ai comprit mon erreur. D'avoir pu croire que des gens partageant des soi disant valeurs communes centrées sur leur religion pourraient représenter une force pour les hommes de demain. Ceux qui auront inévitablement à affronter les erreurs de leurs ainés. Je crains de m'être trompé, et de ne voir finalement chez ces gens là, qu'une réminiscence moribonde d'un passé archaïque, privé des structures qui pouvaient, jadis conduire les hommes et les femmes tout au long de leur vie sur la route d'un bonheur factice. Aujourd'hui, la religion n'est qu'un frein au réel développement moral et une source d'hypocrisie et d'aveuglement égoïste purement humain et détestable.

 

« God is love » dirent les Cylons tout en exterminant le genre humain. (in « Battlestar Galactica »)

Par Illhundil - Publié dans : Pensées diverses
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 29 septembre 2009

Nous voilà parti, Laurent Julien et moi, pour cette "petite" course reliant Paris du champ de mars au pied de la tour eiffel, jusqu'au château de Versailles. 16 kilomètres à pattes donc, pour le meilleur et pour le pire, au milieu des plus de 20.000 candidats. Avec plusieurs milliers d'abandons en cours, nous sommes fier d'avoir pu terminer cette épreuve et de décrocher notre magnifique médaille ! Cela n'a pas été dans souffrance, puisque la côte de Meudon en a mit plus d'un hors course. Avec son gros dénivelé : 130 mêtres a cavaler pendant 3 kilomètres, elle constitue sans conteste l'enjeu principal de la course, sachant qu'une fois en haut, il reste encore la moitié de la distance à parcourir ! Mieux vaut donc être frais.



Voilà la dream team avant le départ.





Une belle petite ligne de départ ! Tout en poésie.



.

Et une magnifique récompense... a noter qu'a l'arrivée, c'est tout une foule qui aclamme les coureurs, des bénévoles qui vous tendent bouteilles d'eaux ou du ravitaillement et un joli petit sac en toile pleins de sucre et de barres de céréales, de fruit et de boissons energisantes. Que c'était exaltant !!! Vivement l'année prochaine pour y retourner... avec cette fois en tête de finir le plus haut possible dans le classement.

Ceci dit, avec seulement quatre mois d'entrainement, dont deux intensifs en préparation de la course, on peut faire des miracles ! Reste plsu qu'a reposer mes ptites jambes qui continuent aujourd'hui encore, de me réprimander pour ma tenacité... mais qu'est ce que ça fait du bien à l'ego !

Par Illhundil - Publié dans : Projets divers
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 22 septembre 2009

 

Le muscle. La silhouette. Le sport et ses amphétamines naturelles... rien de tel pour requinquer quelqu'un. Lorsque, il y a quatre mois, je me suis mit progressivement à la course, en augmentant petit à petit les distances, en raccourcissant les temps, an travaillant les foulées et en boostant ma cardio, j'étais loin de me douter de l'impact que cela aurait sur ma vie.

 

Parti d'une simple envie de me changer les idées face aux aléas de la vie, la course est très vite devenue une drogue. J'avais enfin trouvé le courage de travaillé ce qui me faisait le plus défaut : un souffle digne de ce nom. En augmentant progressivement les charges de travail liées à la course, j'ai aussi habitué mon corps à brûler et à se « forger » pour le sport. Cette sensation était particulièrement visible lorsque Etienne m'a emmené pour la première fois faire de l'escalade dans les rochers de Mondeville. Tout dans la tête, rien dans les bras... le mental m'a permis d'accomplir sans coup férir la plupart des obstacles du parcours jaune, ce qui, pour une première était plutôt encourageant.

 

C'est de là qu'est née mon envie de pousser plus avant la pratique du sport. De cette volonté de progresser, rapidement, en escalade. J'ai d'abord entamé un programme de musculation à la maison: d'abord léger afin de « réveiller » mon corps, sans matériel, en travaillant les muscles des bras afin de faciliter l'ascension des blocs de roche. Aujourd'hui, trois mois après, je travaille constamment à base d'exercices lep lus complets possible, avec des séances allant parfois jusqu'à deux heures. Je suis particulièrement satisfait de ce résultat à l'heure actuelle, en ayant même ajouté d'autres sports, à mon panel d'objectif: notamment la boxe, que j'avais laissé de côté pour d'obscures raisons, en passant désormais de l'autre côté de l'atlantique, afin de puiser dans les influences américaines du sport de combat: je troque la boxe française contre du full contact, plus agressif et plus dynamique à mon sens.

 

Si je devais, au jour d'aujourd'hui, effectuer un bilan, je dirais que je suis très fier de mes progrès: passer d'à peine 10 minutes d'endurance en footing il y a moins de quatre mois, à plus d'une heure en fractionné aujourd'hui, en me préparant pour le Paris Versailles de dimanche, me remplis d'aise. Ce qui était, à la base, une simple tentative pour faire passer le temps plus vite, se retrouve être une véritable source de satisfaction et de bien-être. Quant à ma silhouette, la définition et le dessin même des muscles apparaissant dans la glace m'indique régulièrement que je ne travaille pas pour rien... Je deviens enfin quelqu'un. Tel est l'image que j'ai de moi: un nouvel Illhundil, qui renaît de ses cendres pour n'être que plus fort. Serai-je un phénix ? Peut-être devrai-je m'attacher à m'intéresser un peu plus à ce colossale oiseau mythique. Peut être trouverai-je, dans les légendes égyptiennes, perses et grecques, des symboles dans lesquels je pourrai puiser de nouvelles inspirations créatrices... Ce qui est certain, c'est que le sport m'amène à m'aimer. Le temps que j'ai perdu ces dernières années a peut-être égaré le chemin de mes sentiments, mais ce qui est certain aujourd'hui, c'est que je ne suis plus perdu dans les méandres de rêves compliqués et futiles: je m'aime.

 

Et c'est aussi là que le bât blesse. L'obsession des performances, le sentiment de compétition, et la dictature de la perfection me conduisent à intensifier de manière accrue les exercices. Lorsque je me regarde dans la glace, je vise à développer encore et encore, sans laisser de temps de repos. Je sais pertinemment que le corps se développe pendant les phases de récupération, mais j'ai de plus en plus de mal à les respecter... S'il se passe un jour sans sport, je me sens mal, et parallèlement, plus j'augmente les doses et plus mon corps en souffre. Max me disait dans son dernier mail, que mes objectifs devenaient paradoxaux... Si mon alimentation suit, si les protéines, les vitamines, et l'énergie affluent dans mon corps, c'est pour être aussitôt consommé au sein des divers exercices que je m'impose. Dès lors, lorsque je monte sur la balance et que je constate que mon poids n'évolue que peu, je rage ! 72 kg... cela me paraît bien peu.

 

Et pourtant, mes performances, elles, évoluent très rapidement. Peut être ai-je tout simplement besoin de repos...

Par Illhundil - Publié dans : Projets divers
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mercredi 16 septembre 2009

Par Illhundil - Publié dans : Y'a quoi la dedans ?
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Publicité

Présentation

Derniers Commentaires

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés